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Ivan : "L'affection des gens c'est mon don le plus précieux"

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Ivan c’est l’homme aux plusieurs vies. De l’ivresse de la victoire à la sombre période de suspension, en passant par le choc de la maladie, à l’aube de ses trente-huit ans notre Champion est déjà passé par tant d’émotion. Et le voilà aujourd’hui prêt à entamer une autre vie, celle d’un dirigeant de la Tinkoff, où il occupera le poste de coordinateur technique. Car plus que jamais le cyclisme reste sa grande passion, son grand amour. Après un premier stage avec son équipe en Croatie, Ivan va profiter du mois de novembre pour étudier et apprendre, afin d’être le plus à l’aise possibile dans son nouveau rôle et de pouvoir s’investir au mieux. Puis après la théorie, en décembre il retrouvera la pratique, à l’occasion d’un nouveau stage, qui se déroulera comme l’an passé à Gran Canaria en Espagne. 

Retrouvez l’interview d’Ivan par Francesca Monzone du journal italien Il Messaggero.

 

 

- Ivan, il y a quelques jours vous avez dit : je descends de vélo mais je ne quitte pas le cyclisme qui est ma vie. Que ferez-vous désormais ?

J’aurais un rôle de dirigeant dans mon équipe de la Tinkoff, je serai le coordinateur technique. 

 

 

- Expliquez-nous un peu plus en détail quel sera votre rôle. 

J’ai couru en vélo pendant 32 ans et mon expérience se transformera en aide pour les techniciens et les coureurs car je serai le lien entre eux. Dans une équipe il y a les athlètes qui courent mais derrière il y a tout un staff sans lequel une équipe n’existerait pas et moi je serai en voiture pour suivre les garçons. C’est un rôle fondamental et je remercie Oleg Tinkov pour cette opportunité car pour moi c’est un nouveau début de carrière dans le cyclisme.

 

 

- Que vous reste-t-il au terme de votre carrière ?

L’affection des gens : ça personne ne peut te l’enlever et ça vaut toutes les victoires. La chaleur du public je la sens encore et c’est le don le plus précieux.

 

 

- Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui veut courir en vélo ?

Ce n’est pas facile de le dire, il ne suffit pas de dire cours en vélo parce que c’est beau ou fantastique. J’aimerais pouvoir faire entrer toute la positivité de ce sport dans le coeur comme quand tu regardes une course. 

 

 

- Parlons des notre, d’Aru et de Nibali. Que pensez-vous d’eux ?

Ce sont deux grands champions et qui ne peuvent pas être comparés car ils sont très différents l’un de l’autre. C’est comme pour deux équipes de football : il y a qui supporte le Milan et qui supporte l’Inter. Aru et Nibali sont les ambassadeurs du cyclisme italien.

 

 

- Mais notre cyclisme ce n’est pas seulement Aru et Nibali, non ?

Absolument pas. Il me vient tout de suite en tête le très bon Elia Viviani, ensuite Trentin, Oss et Malori, mais également les moins de 23 ans comme Consonni, Moscon et Martinello qui a mon avis sont déjà prédestinés et seront nos porte drapeau en démontrant que le mouvement cyclisme italien est sain, avec une Fédération qui travaille bien.

 

 

- Aujourd’hui on continue à associer le cyclisme au dopage. Que pensez-vous de cela ?

Associer le cyclisme au dopage est une erreur. C’est un sport sain, qui lutte depuis des années pour combattre ce problème. Ensuite ce n’est pas vrai que l’on court plus qu’avant, au contraire aujourd’hui il y a plus d’équipes avec beaucoup plus de coureurs qui peuvent se partager la saison. Bien-sûr, il y a eu des problèmes et même de graves problèmes, mais il faut reconnaître la capacité d’avoir travaillé pour restaurer la crédibilité. 

 

 

- Ivan, vous avez été impliqué dans un cas de dopage. Quel est votre vérité ?

Nous sommes en train de parler d’il y a plusieurs années. Je peux dire que ça a été une partie sombre de ma carrière mais j’ai eu la capacité de repartir. C’est indéniablement une tâche indélébile mais je crois que c’est important de voir un athlète dans sa totalité et je pense m’être racheté.

 

 

- Votre expérience avec les enfants d’Inde en 2008, quand vous avez offert des vélos, a été un moyen de repartir ?

L’expérience de l’Inde a fait partie de ces deux sombres années où j’ai entamé un parcours pour recommencer. Ça a été une expérience forte. J’ai ouvert les yeux d’une façon que je ne connaissais pas. Je suis entré dans les écoles et les orphelinats et j’ai vu des choses terribles, qui marquent. La plus belle chose que j’ai fait pour ces enfants, et que je fais encore, c’est de les aider dans les études car à travers la culture ils pourront changer de vie.

 

 

- Cet été vous avez vécu un moment dramatique : la découverte de la tumeur en juillet pendant le Tour de France. Comment avez-vous réagi ?

J’ai bien réagi car j’ai eu de la chance. Les médecins m’ont tout de suite tranquillisé en me disant que c’était une chose très locale, opérable et guérissable. Donc à la mauvaise nouvelle il y a eu une succession de belles nouvelles. Pour ça je me considère une personne chanceuse et dans mon rôle je trouve que ce n’est pas important de raconter la propre expérience avec le cancer mais c’est essentiel d’expliquer l’importance de la prévention et d’aider ceux qui s’occupent de la recherche.

 

 

 

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- Ivan, qualche giorno fa lei ha detto: scendo dalla bicicletta ma non lascio il ciclismo che è la mia vita. Cosa farà ora ?

Avrò un ruolo di regia nella mia squadra la Tinkoff, sarò il coordinatore tecnico. 

 

 

- Ci spieghi un po' più nel dettaglio quale sarà il suo ruolo.

Ho corso in bici per 32 e la mia esperienza si tramuterà in aiuto per tecnici e corridori perché io sarò il loro anello di congiunzione. In una squadra ci sono gli atleti che corrono ma dietro c'è tutto uno staff senza il quale un team non esisterebbe e io sarò in ammiraglia per seguire i ragazzi. Questo è un ruolo fondamentale e ringrazio Oleg Tinkov per questa opportunità perché per me è un nuovo inizio di carriera nel ciclismo.

 

 

- Cosa le rimane al termine della carriera ?

L'affetto della gente: quello non può togliertelo nessuno e vale più di ogni vittoria. Il calore del pubblico lo sento ancora ed è il dono più prezioso.

 

 

- Che consiglio darebbe a un giovane che vuole correre in bici ?

Non è facile dirlo, non basta dire corri in bici perché è bello o fantastico. Mi piacerebbe poter far entrare tutta la positività di questo sport dal cuore come si fa quando guardi una corsa.

 

 

- Parliamo dei nostri, di Aru e di Nibali. Cosa pensa di loro ?

Sono due grandi campioni che non possono essere paragonati perché sono molto diversi tra loro. Sono come due squadre di calcio: c'è chi tifa per il Milan e chi per l'Inter. Aru e Nibali sono gli ambasciatori del ciclismo italiano.

 

 

- Ma il nostro ciclismo non è solo Aru e Nibali, vero ?

Assolutamente no. Mi viene subito in mente il nostro bravissimo Elia Viviani, poi Trentin, Oss e Malori, ma anche gli under 23 come Consonni, Moscon e Martinelli che a mio avviso sono già dei predestinati e saranno i nostri portabandiera a dimostrazione che il movimento ciclistico italiano è sano, con una Federazione che lavora bene.

 

 

- Oggi si continua ad accostare il ciclismo al doping. Cosa pensa di questo ?

Accostare in ciclismo al doping è sbagliato. È uno sport sano, che lotta da anni per combattere questo problema. Poi non è vero che si corre più di prima; al contrario oggi ci sono più squadre con molti più corridori che possono quindi dividersi la stagione. Certo, i problemi ci sono stati e anche gravi, ma bisogna riconoscere la capacità di aver lavorato per riportare la credibilità.

 

 

- Ivan, lei è stato coinvolto in un caso di doping. Qual è la sua verità ?

Stiamo parlando di tanti anni fa. Posso dire che è stata una parte buia della mia carriera ma ho avuto la capacità di ripartire. Indubbiamente è una macchina indelebile ma credo che sia importante vedere un atleta nella sua totalità e penso di essermi riscattato.

 

 

- La sua esperienza con i bambini dell'India nel 2008 quando ha regalato delle biciclette è stato un modo per ripartire ?

L'esperienza dell'India ha fatto parte di quel biennio buio dove ho iniziato un percorso di crescita per ricominciare. È stata un'esperienza forte. Ho aperto gli occhi in un mondo che non conoscevo. Sono entrato in scuole e orfanotrofi e ho visto cose terribili che lasciano il segno. La cosa più bella che ho fatto per quei bimbi e che ancora faccio è di aiutarli nello studio perché attraverso la cultura potranno cambiare vita.

 

 

- Quest'estate ha vissuto un momento drammatico: la scoperta del tumore a luglio durante il Tour de France. Come ha reagito ?

Ho reagito bene perché sono stato fortunato. I medici mi hanno subito tranquillizzato dicendomi che era una forma molto circoscritta, operabile e guaribile. Quindi alla notizia brutta c'è stato un susseguirsi di belle notizie. Per questo mi ritengo una persona fortunata e nel mio ruolo trovo che non sia importante raccontare la propria esperienza con un tumore ma sia determinante spiegare l'importanza della prevenzione e aiutare chi si occupa della ricerca.

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!



30/10/2015
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